FRIDA JAMBE DE BOIS

« J’espère que la sortie sera joyeuse et j’espère surtout ne jamais revenir ! »

Avec : Maria de la Paz, Edmée Fleury, Thierry Romanens, Jean Lambert-wild, Pascal Rinaldi, Denis Alber 

Cette création de la Compagnie de l’Ovale – Frida Jambe de bois, référence à une poliomyélite d’enfance qui se noie dans la longue liste des accidents et maladies dont Frida Kahlo a été victime – clôt une trilogie de spectacles sur les grandes figures de femmes : Corinna Bille, Lou Andreas Salomé et Frida Kahlo.

Pour définir le spectacle, le metteur en scène Lorenzo Malaguerra parle d’une « farce joyeuse autour de la mort ». L’angle d’attaque choisi est celui de se confronter très directement à une thématique souvent omise dans les autres spectacles ou alors traitée de façon misérabiliste : la relation quotidienne et intime de Frida Kahlo avec la mort, la Pute chauve comme l’appelait Frida. La Mort est bien présente sur scène, on la reconnaît immédiatement avec le masque que revêt le clown Jean Lambert-wild. Elle est surtout caractérisée par ce qui la définit le mieux, sa capacité à frapper où et quand elle le veut. En d’autres termes, La Mort est libre de dire et de faire ce qu’elle veut, ce qui est un fantastique moteur de jeu et de drôlerie.

Autour d’elle, cinq Frida Kahlo - Maria de la Paz, Edmée Fleury, Denis Alber, Pascal Rinaldi et Thierry Romanens - chacune différente mais dont l’ensemble compose un portrait assez complet de l’artiste, dans sa dimension excessive, très érotisée pour ne pas dire érotomane, communiste par occasion mais bien trop libre pour y croire totalement, amoureuse folle de Diego Rivera mais dont la vie est ponctuée de passions sincères et de tromperies douloureuses. une Frida multiple dont les maux physiques sont tels qu’elle ne peut les soigner qu’à la morphine et à de hautes doses d’alcool.

On peine à se représenter la vie de Frida Kahlo qui, loin du portrait souvent idéal et un peu éthéré qui en est fait, devait ressembler à un mélange de grande marginalité, d’excès en tous genres mais également d’une importante dimension mondaine qui a renforcé la notoriété de l’artiste.

Textes et musiques Pascal Rinaldi / Mise en scène Lorenzo Malaguerra / Création sonore, sonorisation et mixage sons Bernard Amaudruz / Scénographie et costumes Kristelle Paré / Eclairages Romain Cottier / Construction de la scénographie Cédric Matthey et Joseph Maret / Confection des costumes Justine Chappex, Cécile Revaz / Création robe victorienne pour la mort joyeuse Annick Serret-Amirat / Création crâne de la mort Daniel Cendron / Régie de scène et accessoires Cédric Matthey

Production: Compagnie de l'Ovale / coproduction: Théâtre du Crochetan