YOTARO

AU PAYS

DES YOKAIS

Spectacle joué en japonais lors de sa création au Japon puis en français et en japonais lors de sa reprise en France et en Suisse 

Yotaro :

Mort…

Je suis mort.

Qu’est ce qu’il fait noir ici !

Je suis mort !

C’est drôle je ne sais même plus comment c’est arrivé.

Suis-je tombé dans un trou?

Suis-je mort de faim ?

Ai-je avalé un sabre ? Un parapluie ? Un cure-dent ?

En me faisant mordre par un chien ?

En me faisant écraser par une vache ?

Poignardé par un poulet ?

Noyé  dans un verre d’eau? 

Percuté par un cycliste ?

….

J’ai oublié.

Lorsqu’on est mort on oublie tout !

J’ai  tout oublié donc je suis mort !

La seule chose dont je me souvienne c’est mon prénon.

Je m’appelle Yotaro.

Mais pour le reste je suis perdu

J’ai même perdu mon âme dans le noir.

Qu’est ce qu’il fait noir ici.

Mais qu’est ce qu’il fait noir !

On y voit rien.

Comment retrouver mon âme ?

Comment retrouver mon chemin ?

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Yotaro vient de mourir. Il était gentil Yotaro, toujours prêt à rendre service. Certains lui trouvaient même un petit air idiot. Mais tout le monde le sait, quand on meurt on n’est pas tout à fait mort, il faut encore porter son âme jusqu’au Palais du Roi Emma. 

Pour y arriver, Yotaro devra franchir des forêts peuplées de fantômes et d’esprits tous plus étranges les uns que les autres, des soldats à la recherche de leur âme, des esprits de la montagne se déplaçant en deux dimensions et plein plein plein d’autres aventures.

Au centre du spectacle donc, l’odyssée de Yotaro au pays des esprits japonais, les Yôkais. Ce sont des êtres facétieux et mystérieux qui habitent les arbres, l’eau, les montagnes, les objets. Ils évitent aux humains de prendre leur existence trop au sérieux.  C’est un patrimoine toujours en vie au Japon. Sans doute existent-ils aussi sous d’autres formes et d’autres noms en Europe, sans doute les avons-nous oubliés comme nous avons oublié de rire en regardant un nuage se transformer pour nous faire une grimace. 

Pour faire avancer l’histoire, une espèce de narrateur, mi-clochard céleste mi-Jimini Cricket avec une once de Charlie Chaplin dans sa besace. Il récite Dante et Baudelaire dans le texte tout en gonflant des ballons en forme de chien. Ah oui ! Il y a un chien qui occupe aussi une place centrale dans cette histoire mais nous n’en dirons pas plus.

Jean Lambert-wild et Lorenzo Malaguerra se sont amusés comme des petits fous pour écrire cette fable pour les petits et les grands en s’inspirant de la tradition du Kamishibaï. 

Une fable animée par la formidable troupe du Shizuoka Performing Arts Center (SPAC), avec la complicité de Hirano Akihitoet la musique de Jean-Luc Therminarias et Hiroko Tanakawa.

Avec : les acteurs & les actrices du SPAC (Shizuoka Performing Art Center) Konagaya Katsuhiko, Moriyama Fuyuko, Oüchi Yoneji,  Kijima Tsuyoshi , Watanabé Takahiko,  Kiüchi Kotoko,  Mishima  Kéïta, Yoshiüé Soichiro,  Miyagishima Haruka, à qui se rajouteront pour la reprise en français Jean Lambert-wild & Aimée Lambert-wild / Texte, adaptation, dramaturgie Jean Lambert-wild & Akihito Hirano avec la complicité des acteurs du SPAC / Direction Jean Lambert-wild, Lorenzo Malaguerra / Musique Jean-Luc Therminarias & Hiroko Tanakawa / Scénographie Jean Lambert-wild / Musique et spatialisation en direct Jean-Luc Therminarias / Lumières Renaud Lagier / Costumes Annick Serret-Amirat / Régie générale Claire Seguin, Uchino Akiko / Régie plateau Furuya kazumi, Moriyama Marie / Construction du décors Fukasawa Eri, Sato Yosuke, Watanabe Hiroki, Ichikawa Kazumi